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  Synergie des Observatoires des Usages Régionaux de l'Internet et des Réseaux | 18 octobre 2017
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PME et TPE wallonnes : des usages TIC avancés encore à développer...

(Hélène Raimond - AWT , Isabelle Rawart - AWT , 7 décembre 2007)

Une nouvelle enquête sur les usages des TIC par les PME (entreprises de 5 à 250 personnes) et les TPE (1 à 4 personnes) vient de livrer ses résultats. Elle concerne la Région wallonne de la Belgique et a été menée par l'A.W.T. en mars et avril 2007.

Les lignes de force qui se dégagent de ces enquêtes sont :

-  le bon taux d'équipement atteint dans la plupart des entreprises. 98% des PME et 75% des TPE disposent d'au moins un ordinateur. 95% des PME et 67% de TPE sont connectées à Internet ;
-  la trop faible appropriation d'Internet pour des usages avancés modifiant le fonctionnement des entreprises (vente électronique, e-business, e-learning, etc.).

On peut désormais classer les usages TIC en 2 catégories :
-  les usages acquis. Ils sont présents dans au moins 80% des entreprises de toute taille et dans tous les secteurs de l'économie. Il s'agit de la recherche d'information (87% des PME), du courrier électronique (87% des PME) et des opérations bancaires à distance (82% des PME) ;
-  les usages encore à développer. Ils concernent principalement la vente en ligne et le travail en réseau (ou concept d'entreprise étendue).

Lorsqu'une entreprise est équipée d'au moins un ordinateur, elle est presque automatiquement connectée à Internet. Le mode de connexion privilégié par les entreprises wallonnes est résolument l'ADSL (88% des connexions au sein des PME et 85% au sein des TPE).

Le succès du haut débit est toutefois une arme à double tranchant. En effet, son omniprésence constitue un risque de frein au développement de connexions symétriques et à très haut débit (SDSL, fibres optiques, etc.) dont la couverture est encore incomplète en Wallonie. En migrant vers des connexions à très haut débit symétrique, les PME pourraient bénéficier d'usages avancés : applications en mode ASP, services collaboratifs, mutualisation d'applications, la vente en ligne via des environnements immersifs 3D, etc. Cette remarque peut d'ailleurs être généralisée à l'ensemble du développement économique de la Région wallonne. L'expérience a montré que c'est la disponibilité du très haut débit qui génère et accélère les usages avancés et non l'inverse. La disponibilité de la technologie crée sa propre demande.

A l'heure actuelle, Internet reste principalement un outil d'information et de communication. Les achats en ligne sont également relativement bien entrés dans les habitudes des entreprises (42% des PME et 27% des TPE). Malheureusement, seulement 12% de PME et 5% de TPE vendent via Internet et les secteurs dont elles sont principalement issues sont très souvent des secteurs technophiles où l'information et le transfert de celle-ci, jouent un rôle stratégique (TIC, finances, distribution, industries, services aux entreprises, etc.). Autrement dit, Internet ne permet pas encore suffisamment aux PME et TPE wallonnes de conquérir de nouveaux marchés et de démultiplier les canaux d'accès aux marchés existants.

Le travail en réseau supporté par les TIC reste marginal, il concerne 17% des PME et 7% des TPE. C'est particulièrement regrettable dans une économie composée à 52% d'entreprises occupant de 5 à 9 personnes. En effet, la collaboration via les réseaux numériques, voire même la "coopétition" deviennent des moyens incontournables de subsister dans une économie globale fortement concurrentielle. Collaborer avec ses fournisseurs et même ses concurrents le cas échéant grâce à Internet, permet de conquérir des marchés plus importants impossibles à investir pour de petites structures isolées.

Les causes identifiées aux phénomènes observés sont multiples :
-  d'abord d'ordre structurel (taille des entreprises, secteur d'activité, place de l'information dans le métier de base, architecture d'entreprises en chaîne ou en réseaux, secteur intensif en R&D, etc.),
-  mais également liées au manque de formation, voire d'information, qui empêche les décideurs de percevoir le potentiel d'Internet appliqué à leurs activités quotidiennes.

Trop de PME et TPE estiment encore que leur activité/produit est inadapté à la vente par Internet. C'est ignorer tous les services qu'Internet peut rendre pour améliorer le service au client (prise de rendez-vous en ligne, simulations et information préalable, service après-vente, etc.). Enfin, il arrive aussi que les PME/TPE délaissent la vente en ligne parce qu'elles ne voient pas l'intérêt d'accélérer le processus de commande alors que la production et la livraison ne seront pas modifiées. Ce dernier constat est important car il démontre une fois encore que certains dirigeants d'entreprises n'abordent pas encore les TIC de manière globale, à la fois comme un support de la vente et de la communication mais aussi comme le backbone des processus de production et de la logistique.


 

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