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Focus sur les usages TIC dans les soins de santé en Wallonie

(André Delacharlerie - AWT , 30 juin 2011)

Le baromètre TIC 2011 de l'AWT a traité particulièrement cette année de la diffusion des TIC dans le secteur des soins de santé en Wallonie et en particulier dans les institutions hospitalières, dans les cabinets des médecins et dentistes et dans les officines pharmaceutiques. Analyse.

INSTITUTIONS HOSPITALIÈRES

En Wallonie, il apparaît ainsi que les 36 institutions hospitalières, regroupant 85 implantations, font très largement usage de l'informatique pour la gestion administrative et le suivi médical des patients hospitalisés. 92% d'entre elles ont ainsi intégré la plupart de ces données dans un véritable « Dossier médical informatisé hospitalier » ou DMIh. Cependant, les solutions retenues ne sont pas toujours homogènes entre tous les services ou entre toutes les implantations, voire ne couvrent que certains d'entre eux. Bien souvent, plusieurs solutions coexistent puisque 36% ont une solution développée en interne et 78% utilisent une ou plusieurs solutions commerciales. L'intégration du dossier infirmier n'est réalisée que dans la moitié des cas.

99% des médecins ont un ordinateur dans leur cabinet à l'hôpital et 88% y utilisent activement l'e-mail et Internet, mais essentiellement via des ordinateurs fixes car les institutions sont encore assez rétives à l'idée de financer des ordinateurs portables ou d'autres dispositifs mobiles. On note toutefois la présence régulière d'ordinateurs portables avec connexion WiFi sur les chariots pour le tour des salles et il est à noter que 4 institutions testent des tablettes pour l'accès au DMIh tandis que 6 autres se sont engagées dans l'installation dans les chambres d'un « bedside » par patient, c'est-à-dire un écran tactile, fixé à côté du lit, et permettant à la fois l'accès aux données médicales pour le médecin et les infirmières, et la gestion de services avancés pour le malade (accès à Internet, téléphone, TV, choix des repas,…).

L'accès à Internet est disponible pour 97% des médecins et 81% des institutions ont au moins un réseau WiFi. Ce dernier est ouvert aux médecins dans 73% des institutions, il l'est aussi aux patients hospitalisés dans 45% des cas, mais beaucoup plus rarement (8%) aux patients ambulatoires.

La sécurité des systèmes informatiques est généralement bien assurée. 55% des institutions ont une redondance de leurs serveurs et de leur infrastructure avec réplication des données en temps réel sur différents sites. Toutefois, 58% des institutions reconnaissent avoir rencontré un problème informatique au cours des douze derniers mois. C'est certes bien moins qu'en 2001 où l'on avait noté un taux de 75%, mais on retrouve toujours bon nombre de problèmes dus aux virus informatiques et un taux croissant d'infractions en interne à la protection des données.

L'accès à distance aux données du DMIh est possible pour 52% des médecins hospitaliers, mais seulement 33% en font régulièrement usage. Par ailleurs, 36% des institutions donnent aussi un accès à distance à des médecins généralistes pratiquant à proximité. Dans ce cas, l'accès n'est délivré qu'après demande motivée et seulement pour consulter des données de patients pour lesquels les généralistes ont un lien thérapeutique clairement établi.

Ces interconnexions sont cependant appelées à s'effectuer de manière de plus en plus systématique et structurée. Le Réseau Santé Wallon (RSW), développé à l'initiative de la FRATEM, donc du milieu médical lui-même, et s'inscrivant à présent plus largement dans le cadre de eHealth, recueille un large assentiment : 32 des 36 institutions ont, dès à présent, clairement marqué leur intention d'adhérer au RSW. Outre la transparence des données à fournir par le milieu médical et hospitalier, l'adhésion volontaire du patient au RSW est obligatoire au préalable pour l'accès à ses données médicales. 44% des wallons, consultés via notre enquête citoyens, seraient dès aujourd'hui favorables à cette adhésion.

MÉDECINS ET DENTISTES

89% des médecins généralistes ou spécialistes et des dentistes exercent leur art avec l'aide d'un ordinateur et 61% utilisent un logiciel de gestion des dossiers patient (DMI) pour intégrer l'essentiel des données médicales en leur possession. Cette tendance est évidemment un peu plus forte chez les généralistes (68%) et moins chez les dentistes (54%). Le logiciel de prescription est par contre, beaucoup moins répandu puisqu'on le trouve seulement chez 36% des généralistes et 22% des spécialistes.

23% seulement de praticiens wallons se disent utilisateurs de connexions mobiles à Internet via smartphones. Ces derniers en sont, par contre, des utilisateurs intensifs car 74% d'entre eux ont un usage régulier, voire quotidien, de l'Internet mobile. Notons encore que 6% des médecins travaillant en cabinet privé et qui se rendent au domicile des patients (des médecins généralistes essentiellement), y emportent un ordinateur portable.

Internet est utilisé par 66% des praticiens informatisés pour communiquer avec leurs confrères et avec les laboratoires. 58% consultent ainsi la presse médicale en ligne et 46% recourent à Internet pour consulter des ouvrages de bibliothèques spécialisées. Ce sont toutefois des usages non médicaux qui rassemblent le plus d'utilisateurs, à savoir les opérations bancaires en ligne (69%) ou la réservation d'hôtels ou de moyens de transport (57%). 27% des généralistes exerçant en cabinet privé disposent déjà d'un accès (souvent partiel) au DMIh de leurs patients hospitalisés, et 42% se disent demandeur de cet accès, illustrant par là l'intérêt de l'interconnexion des DMI via le Réseau Santé Wallon actuellement en cours de réalisation.

Lorsque l'on examine les taux d'équipement et de connexion selon les types de cabinets, on observe clairement que les cabinets partagés, dans lesquels on trouve 16% des praticiens interrogés, sont systématiquement un peu mieux équipés que les cabinets privés (58% des répondants). Ainsi, par exemple, on a un taux de connexion Internet de 76% dans les cabinets partagés contre 66% dans les autres.

PHARMACIENS

Les officines pharmaceutiques sont toutes équipées d'au moins un ordinateur, et 88% disposent d'un logiciel de gestion de l'officine tandis que 96% sont connectées à Internet. Ceci explique facilement que 97% des pharmaciens effectuent leurs commandes par voie électronique.

Le site web spécifique est par contre encore assez peu répandu car on en trouve seulement dans 25% des pharmacies. Néanmoins, 32% ont une fiche présente sur un site généraliste. L'objectif essentiel reste de préciser les heures d'ouverture (93%) et, dans une moindre mesure, la localisation précise (57%) de l'officine. On y trouvera aussi des informations pratiques, telles que les rôles de garde (75%) ou encore des conseils pratiques de santé (61%). Le commerce électronique, qui ne peut concerner que les produits parapharmaceutiques, reste par contre embryonnaire.

Pour plus de détails, consultez le Baromètre TIC 2011 sur le site de l'AWT.


 

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