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  Synergie des Observatoires des Usages Régionaux de l'Internet et des Réseaux | 18 octobre 2017
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84% des communes wallonnes sur le Net

(André Delacharlerie - AWT , 28 janvier 2005)

L'agence wallonne des Télécommunications vient de rendre publique une étude qu'elle a réalisé en 2004 sur les usages TIC par les communes wallonnes à la demande du Ministre régional des Affaires intérieures et de la Fonction publique.

La collecte de l'information a été effectuée au cours des mois de mai et juin 2004 par deux voies complémentaires :

-  d'une part, une analyse du contenu et de l'ergonomie des sites Internet communaux à l'aide d'une grille d'analyse comportant 87 critères ;
-  d'autre part, une enquête en ligne auprès des responsables communaux et qui comptait 121 questions.

Sur les 262 communes que compte la région, 261 d'entre-elles ont dès à présent réservé un nom de domaine communal et ce sont donc 261 sites qui ont été ainsi analysés. Pour ce qui concerne l'enquête en ligne, plusieurs relances par courrier d'abord, par téléphone ensuite, ont permis d'amener 256 communes à compléter le questionnaire. A peu de chose près, on dispose dès lors d'un panorama quasi exhaustif de la situation des TIC dans les communes wallonnes.

Tirer des recommandations très pratiques d'une telle enquête doit se faire avec prudence. Les communes wallonnes sont très diverses dans leurs caractéristiques (population variant de 1.300 à plus de 200.000 habitants ou revenu moyen par habitant allant de 5.200 euros à 15800 euros, pour ne citer que quelques indicateurs chiffrés). De plus, notre loi communale consacre le principe de l'autonomie communale, laquelle précisément permet de prendre localement les décisions les plus adéquates pour le développement de la communauté.

On peut néanmoins déjà mesurer l'ampleur du chemin parcouru depuis l'étude que l'AWT avait réalisée en 2000/2001 sur base de l'inventaire des sites web communaux réalisé par le GIGER. En effet, en quatre ans :

-  le pourcentage de communes avec sites web "actifs" est passé de 43% à 84%,
-  la proportion de sites offrant des services interactifs est passée de 9% à 75% !

Au sujet des sites web communaux, il apparaît clairement que les communes ont choisi de privilégier d'abord les contenus les plus stables, nécessitant donc le moins de mises à jour et mobilisant par voie de conséquence le moins de ressources humaines : tourisme et culture, infrastructures sportives et scolaires, assistance sociale, calendrier des collectes de déchets, ... A l'inverse, certains thèmes restent peu développés comme les règlements communaux, les plans et cartes, les informations de vie pratique (événements ponctuels, suivi des travaux de voirie, ...).

Si la composition du conseil communal est présente sur presque tous les sites, la publication des adresses électroniques des édiles n'est pas encore systématique puisque 64% des communes donnent celle du bourmestre et seulement 49% pour les échevins. De même si l'ordre du jour des conseils comunaux ets publié dans 62% des cas, le budget n'est décrit que dans 33% des communes.

Les sites communaux gagneront en intérêt pour le citoyen s'ils peuvent devenir la plaque tournante, le "portail" des informations locales que l'internaute cherche de plus en plus via le canal du web. On peut dès lors souhaiter trouver plus systématiquement des informations de vie pratique ainsi que des informations qui renforcent la démocratie citoyenne. Il convient également de veiller à faciliter l'accès à ces informations souvent ardues pour le citoyen moyen (via des sommaires, index, synthèses ou autres moteurs de recherche par exemple).

L'enquête a aussi montré que des efforts substantiels doivent être consentis par les communes pour renforcer la sécurisations des sites webs et de toute l'infrastructure TIC des communes. Un effort de formation du personnel semble également très souhaitable.

On doit enfin souhaiter qu'un effort, de longue haleine, soit consenti pour intégrer plus systématiquement les canaux de communications Internet avec les procédures et les systèmes administratifs en place. Cela comprend, notamment :

-  une gestion plus systématique de l'alimentation en informations (qui pourrait être aussi en partie mutualisée au niveau régional),
-  une plus grande standardisation des services électroniques via formulaires interactifs,
-  un lien plus direct avec les applications informatiques des services concernés et de la comptabilité,
-  une stratégie de réponse aux courriers électroniques plus efficace.

Bref, s'il faut se réjouir que presque toutes les communes soient désormais engagées dans la voie de la communication Internet, il faut aussi garder à l'esprit que ce chemin ouvre aux communes de nouveaux horizons, mais nécessitera encore pas mal d'énergie pour maintenir et perfectionner les services ainsi rendus aux citoyens.


 

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