Retour au sommaire
 
  Recherche
     
  Synergie des Observatoires des Usages Régionaux de l'Internet et des Réseaux | 18 octobre 2017
  Accueil > Etudes > Etudes du réseau > Les TIC dans l'entreprise : de la diffusion à l'appropriation, l'écart subsiste !
section
A lire également :

Diagnostic 2012 de la Société de l'Information en Midi-Pyrénées
Diagnostic 2011 de l'Aquitaine numérique
Aquitaine AnalyTIC n°11 : L'appropriation des outils numériques dans le PME en Aquitaine
Baromètre TIC 2012 de la Wallonie
Plus de 5% des ménages belges ne disposent pas du téléphone !
(AWT - 31/10/2003)
La famille et les nouveaux outils de communication en Alsace
(Le site de l'UDAF - 8/09/2003)
 
info@sourir.org

Les TIC dans l'entreprise : de la diffusion à l'appropriation, l'écart subsiste !

(Hélène Raimond - AWT , 25 octobre 2005)

L'Agence wallonne des Télécommunications vient de publier pour la cinquième année consécutive, son étude sur la diffusion des TIC dans les entreprises régionales. Le cru 2005 s'est enrichi puisque cette année, les TPE (1 à 4 personnes occupées) ont également fait l'objet d'une enquête. Au total, quelques 3500 entreprises occupant de 1 à 250 personnes ont fait l'objet d'une interview approfondie sur leur équipement et leurs usages des TIC.

Les lignes de force qui se dégagent de ces 2 enquêtes sont d'une part, le bon taux d'équipement voire le palier d'équipement atteint dans la plupart des entreprises (par exemple, 96% des PME et 74% des TPE disposent d'au moins un ordinateur ; 89% des PME et 62% de TPE sont connectées à Internet, etc.) et d'autre part, le problème d'appropriation d'Internet pour des usages avancés modifiant le fonctionnement des entreprises (e-business, e-learning, etc.).

Les usages d'Internet peuvent désormais être regroupés en 2 classes ; les usages matures et les usages à développer :
-  Les usages matures sont les usages présents dans au moins 60% des entreprises de toute taille et dans tous les secteurs de l'économie. Ces usages sont la recherche d'information (92 à 98% des entreprises), le courrier électronique (88%) et les opérations bancaires à distance (80 à 88%).
-  Les usages encore à développer parmi lesquels on retrouve principalement la vente en ligne et le travail en réseau (ou concept d'entreprise étendue).

On constate aujourd'hui que lorsqu'une entreprise est équipée d'au moins un ordinateur, elle est presque automatiquement connectée à Internet. Le mode de connexion privilégié par les entreprises wallonnes est résolument l'ADSL (72% des PME et 77% des TPE) ce qui n'est pas sans conséquences potentiellement négatives sur le développement des connexions à haut débit symétrique (fibres optiques et SDSL essentiellement). Or, ces connexions à haut débit symétrique sont justement des outils de support importants pour le développement des pratiques de vente en ligne et de travail en réseau.

A l'heure actuelle, Internet reste principalement un outil d'information et de communication. Les achats en ligne sont également relativement bien entrés dans les habitudes de nos entreprises (39% des PME et 20% des TPE). Malheureusement, seulement 13% de PME et 4% de TPE vendent via Internet et les secteurs dont elles sont principalement issues sont très souvent des secteurs technophiles où l'information et le transfert de celle-ci, jouent un rôle important (TIC, Finances, Distribution, Industries, Services aux entreprises, Immobilier, etc.). Autrement dit, Internet ne permet pas encore suffisamment à nos PME/TPE de conquérir de nouveaux marchés ni de démultiplier les canaux d'accès aux marchés existants.

Le problème est le même au niveau du partenariat inter entreprises supporté par Internet. Les entreprises qui partagent des ressources ou qui ont diminué leurs stocks grâce à une communication instantanée avec leurs partenaires sont marginales tant dans les TPE (5%) que chez les PME (7%). C'est particulièrement regrettable dans une économie composée à 52% d'entreprises occupant de 5 à 9 personnes. En effet, la collaboration supportée par Internet ou même la « coopétition » deviennent des moyens incontournables de subsister dans une économie globale et fortement concurrentielle. Collaborer avec ses fournisseurs et même ses concurrents le cas échéant grâce à Internet, permet de conquérir des marchés plus importants impossibles à investir pour des petites structures isolées.

Les causes identifiées aux phénomènes observés sont multiples à la fois d'ordre structurel (taille de l'entreprise, secteur d'activité, place de l'information dans le métier de base, architecture d'entreprises en chaîne ou en réseau au sein du secteur, secteur intensif R&D, etc.) mais également liées au manque de formation, voire d'information, qui empêche les décideurs de percevoir le potentiel d'Internet appliqué à leurs activités quotidiennes. Trop de PME/TPE estiment que leur activité/produit est inadapté à la vente par Internet ; c'est occulter tous les services qu'Internet peut rendre pour améliorer le service au client (prise de rendez-vous en ligne ; simulation et information préalable, réponse aux questions fréquemment posées, etc.). Les PME/TPE ont encore une vision réductrice de la vente où la livraison du produit et la prestation de service au client se confondent au détriment de l'innovation.

Aussi, un travail de sensibilisation par l'exemple et la diffusion de bonnes pratiques s'avère encore bien nécessaire. De même que le balisage de l'offre TIC en Wallonie ainsi qu'une aide à la réalisation de cahiers de charge de projets TIC faciliterait l'implantation de projet TIC de plus grande envergure au sein des entreprises régionales.


 

© Sourir.org - Notice légale - Site réalisé avec SPIP